Homme de théâtre, romancier, nouvelliste, Koffi Kwahulé s’est imposé en l’espace d’une vingtaine d’années d’écriture comme une figure incontournable des lettres africaines modernes. Avec sa sensibilité puisée à la fois dans les classiques africains (Kourouma, Sony Labou Tansi) et les lettres européennes (Shakespeare, Molière, Beckett), et surtout dans les « rhapsodies » du jazz (« je suis un jazzman »), il est en train de renouveler la narration africaine. Son nouveau roman Monsieur Ki se situe au carrefour des courants et des univers, entre le jazz et Djimi...
On ne présente plus Koffi Kwahulé. Né en Côte d’Ivoire en 1956, mais vivant à Paris, l’homme est connu dans le monde entier pour son œuvre théâtrale, riche d’une vingtaine de pièces (1). Celles-ci mettent en scène, à travers les thématiques de la violence et de la quête identitaire, la modernité du monde noir, ses mutations et ses passions. Ces pièces, dont les plus connues ont pour titre Bintou, Cette vieille magie noire, Fama, Big Shoot ou Jazz, ont été jouées sur les scènes françaises et internationales et ont valu à leur auteur de nombreux prix. Le théâtre que Kwahulé a commencé à écrire dans les années 1980 alors qu’il était encore à Abidjan, a été comparé à l’écriture de Bernard-Marie Koltes, voire même à celle de Beckett.